Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 06:35

Le lendemain matin, le réveil est difficile. Je me pelotonne dans mon grand lit blanc, enfouis ma tête sous les 4 oreillers géants. Mais forcée par Maman qui s’impatiente, j’ouvre bientôt les yeux en grand et redécouvre le décor de la veille : la chambre carrée, les vieux meubles en bois, les sièges en osier, le ventilateur à l’ancienne. Bienvenue au bout du monde !

 

Notre chambre est à l’étage, elle donne sur un balcon immense qui fait le tour du bâtiment, un balcon en bois et à colonnades sur lequel se trouvent également des canapés en osier et des tables basses. Des arbres tropicaux montent jusqu’au toit et donnent une ambiance calfeutrée et exotique à l’ensemble. Papa a branché un couple américano-italo-allemand (même en anglais il branche n’importe qui…) et nous déjeunons avec eux sur le balcon, avec vue plongeante sur la piscine déserte. Il y a de pires façons de commencer la journée.


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Vers 11h, départ à pied dans les ruelles. Je souligne « à pied » : exception faite du Sud de Manhattan et de South Beach, c’est la première fois et certainement la dernière que je peux me promener à pied aux Etats-Unis ! Nous refaisons le trajet de la veille pour retourner sur le port, passons dans le vieux centre-ville, approchons de la mer, flânons dans les boutiques… Je prends des milliards de maisons en photos, les vélos qui passent (qui sont même parfois accrochés au mur !), les taxis roses, les poules et les coqs qui courent partout, les échoppes façon flower power et les quais sur lesquels trinquent des marins barbus… Ca fait à la fois très décor touristique et vraiment lieu authentique. Pour une fois, les bâtiments ont réellement une ou deux centaines d’années, et les traditions dont on nous parle remontent quand même à plus de 6 mois ! J’avais presque oublié que l’Amérique avait une histoire…

 

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Nous déjeunons dans le centre-ville quand la batterie de l’appareil photo nous lâche définitivement (de façon à la recharger), et atterrissons par hasard dans un bistrot tenu par une Française, qui ne paie pas de mine mais où nous nous régalons de plats caribéens : soupe au poulet et à la noix de coco ; cuban chicadillos (haricots noirs, riz, viande hâchée) ; poisson à la mangue ; bière des Bahamas et la fameuse « key lime pie » en dessert, une spécialité locale absolument délicieuse. Le soleil tape fort, nous allons rentrer bronzés ! Je n’en reviens pas de la différence de température avec Miami, ici on se sent vraiment en été. D’ailleurs les gens ne m’ont pas l’air très stressés…

 

Un coup de téléphone d’1/2h à HSBC plus tard (même ici les ennuis bancaires me poursuivent : cette fois, pour ceux qui ne suivent pas, quelqu’un a piraté ma carte bancaire et j’ai dû la faire clôturer), nous repartons en promenade. Direction Little White House, la fameuse résidence de Truman où nous ne faisons qu’une petite pause, puis la maison d’Ernest Hemingway (halte beaucoup plus longue !), et enfin « Southernmost point », la borne à l’extrême Sud des Etats-Unis, à 150km de Cuba, que tout le monde photographie comme si on avait effectivement Castro en face de l’objectif.


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Quelques mots sur la maison d’Hemingway et sur le personnage, incontournables pour qui visite Key West.

Construite en pierre dans le style colonial espagnol et entourée d’un jardin luxuriant, c’est la maison où il a écrit ses plus célèbres romans, dont « Pour qui sonne le glas » et « Les neiges du Kilimandjaro ». Il y a vécu avec sa seconde femme (sur 4 !), Pauline Pfeiffer, et leurs enfants, de 1931 à 1940 environ. Une trentaine de chats descendant de ceux d’Hemingway habitent toujours la maison : ils sont fameux car certains d’entre eux ont des pattes à six griffes. L’histoire de la piscine de la maison est également très connue : on dit que sa construction a coûté tellement cher, que lorsqu’Hemingway l’a découverte à son retour de voyage, il a dit à sa femme « voici mon dernier penny » et l’a enfoncée dans le ciment encore frais, où elle se trouve toujours…

Nous avions un dépliant en français mais le guide anglais était tellement fascinant que je l’ai suivi rien que pour le plaisir, puis j’ai refais la visite seule avec mon dépliant et mon appareil photo ! C’était un vieux marin, barbe, casquette, flasque d’alcool et anecdotes locales au rendez-vous. Forcément la visite a pris le double de temps…

Cette maison est magique. Simplement magnifique. Les enfants d’Hemingway en ont fait un musée mais ils la louent aussi pour des mariages, je comprends pourquoi.

 

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Le soleil se couchant, nous avons décidé de faire un tour sur la plage avant de prendre le chemin du retour. On a mis un peu de temps à trouver, mais nous n’avons pas regretté cette « course d’orientation » : nous étions presque les seuls sur la plage, le ciel était devenu rose, et l’eau était totalement transparente. Le temps s’est arrêté. J’ai vu beaucoup de beaux paysages et d’endroits romantiques dans ma petite vie, mais des comme celui-là, jamais… Difficile de dire ce que j’ai ressenti, c’était juste hors du temps.

 

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Après ça nous sommes rentrés par la déjà très animée Duval Street. Nous sommes passés devant le bar mythique où se rendait Hemingway tous les jours, et devant des tas d’autres endroits aux ambiances les plus diverses (reggae, reggaeton, country, folk, salsa, cornemuse…) ainsi que des magasins de luxe et galeries d’art, ouverts jusque tard dans la nuit. J’avais très envie de rester encore… mais il était 19h30, et 4 bonnes heures de route nous attendaient pour regagner Miami. Papa a pris le volant, nous avons de nouveau emprunté les 42 ponts reliant l’île au continent, et bercée par Joaquin Sabina (notre bande-son du week-end, le CD passait en boucle) et les lumières de la route, je me suis endormie…


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Par Miss Barbusse - Publié dans : Florida
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 04:01

Il me faut vous en dire un peu plus sur les Keys et Key West en particulier (une fois de plus, merci au "Routard" !)

 

Les Keys


Les Keys sont un étonnant chapelet de quelque 800 îles et îlots égrenés, sur 110 miles, entre le golfe du Mexique et l’océan Atlantique. L’île la plus renommée est Key West, mais les autres districts (qui regroupent chacun plusieurs îles), Key Largo, Islamorada, Marathon et Big Pine-Lower Keys ne manquent pas de charme. Trésor écologique matin où coraux, herbiers, oiseaux et poissons s’épanouissent, la zone est classée « National Marine Sanctuary » depuis 1990 et se prête aux explorations en bateau, en avion, à pied, à vélo, en plongée…

 

Key West


A 150 miles (250km) au S-O de Miami, la légendaire Key West forme l’extrême pointe sud des Etats-Unis, à seulement 90 miles (150 km) de Cuba. Cernée par la mer, cette petite ville au charme bien particulier ne grandira plus : les nouvelles constructions y sont interdites et le gouvernement incite à la réhabilitation des maisons existantes.

On est loin de l’architecture américaine habituelle : pas de rue portant uniquement des numéros, l’immeuble le plus haut n’a que 3 étages, il y a des bancs, des arbres, et les habitants préfèrent la bicyclette à la voiture. Les rues sont encore bordées de charmantes maisons en bois donnant sur de petits jardins tropicaux, tandis que les animaux sont à l’honneur : des centaines de coqs et de poules – un des héritages cubains permettant d’éviter, entre autres, les scorpions – prolifèrent librement et les chiens ont leur propre plage…

On y croise une population haute en couleur. En hiver, les touristes déboulent de toute l’Amérique et la communauté homo s’y presse (elle possède même son église où officient un pasteur et son mari) au côté des artistes, écrivains et marginaux de tout poil. Ici, on cultive le culte d’Hemingway et on a l’impression d’en croiser à tous les coins de rue, tant les barbus grisonnants sont légion. Sous ce climat « caliente », les soirées sont animées et les ivresses folles… D’autant qu’avec 28 000 habitants, Key West attire parfois jusqu’à 70 000 touristes !

 

Un peu d’histoire...

 

Lorsque les conquistadores espagnols débarquent sur Key West en 1521, avec à leur tête Juan Ponce de Leon, ils ne trouvent que de la végétation et… des os, ultimes vestiges du passage de la tribu amérindienne des Calusa. Ils appellent donc l’île Cayo Hueso (« l’île aux Ossements »), nom que les Anglais transforment en Key West au 18ème siècle.

 

Au début du 19ème siècle, l’île s’enrichit grâce au pillage des nombreuses épaves de bateau qui s’échouent sur les récifs, abandonnant leurs cargaisons de bois précieux, vins, dentelles, argent, bijoux aux habitants. C’est la grande époque des pirates de Key West.

Dans la deuxième moitié du siècle, beaucoup de Cubains émigrent sur l’île, et la fabrique de cigares installée par Vincente Martinez Ybor contribue à y maintenir une certaine prospérité.
En 1889, Key West est la plus grande et la plus riche des villes de Floride !

 

D’abord accessibles uniquement par bateau, les Keys sortent de leur isolement en 1912, quand Flagler (personnage omniprésent dans l’histoire de la Floride) inaugure la voie ferrée reliant la Floride continentale à Key West. En 1935, un cyclone détruit le chemin de fer, ce qui incite le gouvernement américain à entamer la construction de l’Overseas Highway (US1), une route pittoresque qui relie aujourd’hui Miami à Key West… grâce à 42 ponts !

 

La réalisation de l’Overseas Highway transformera l’île en centre de villégiature pour artistes et écrivains. En s’y installant, Ernest Hemingway, puis Tennessee Williams contribueront beaucoup au développement touristique de Key West. Le président Truman et les Beatles y séjourneront. James Bond, sous les traits de Timothy Dalton, y tournera « Permis de tuer ». Key West devient alors célèbre dans le monde entier.

 

Pendant la Guerre Froide, Key West sert de base navale anti-sous-marins. Le Président Truman fait 11 voyages à Key West, du fait des tensions mais aussi en famille pour prendre des vacances. Il réside alors à Little White House, qui se visite aujourd’hui. Lors de la crise des missiles de Cuba, en 1962, Key West sert de poste de commandement, recevant même la visite du Président Kennedy. En 1980, lorsque Fidel Castro autorise les Cubains qui le souhaitent à partir, l’exode de Mariel commence et 125 000 Cubains se réfugient à Key West.

 

En 1982, Key West devient la capitale de la très officielle et indépendante « Conch Republic » (du nom d’un mollusque). En effet, la patrouille frontalière américaine met en place à cette époque des contrôles drastiques le long de la US1 pour rechercher de la drogue ou des immigrants illégaux. Les Keys, se sentant considérés comme une nation étrangère, se révoltent en proclamant leur indépendance. Depuis, le très sérieux drapeau de la « Conch Republic » flotte au-dessus des bâtiments officiels, à côté du drapeau américain. Les habitants ont ainsi un passeport spécial, la double nationalité, et il existe même deux consulats dans le monde… L’indépendance est fêtée dignement chaque année pendant 10 jours, du 20 au 29 avril.

 

L’histoire de Key West n’est cependant pas terminée. Dans les années 70, le trafic de drogue en provenance d’Amérique latine est devenu un problème de sécurité publique. Les Coast Guards et l’American Navy sont parvenus à refreiner l’arrivée de marijuana, mais le trafic de cocaïne l'a remplacée rapidement. Dans les années 90, le trafic de drogue par voie aérienne a diminué grâce à l’action conjuguée des forces civiles et militaires et de différents pays.
Mais aujourd'hui, Key West est toujours un pivot de la lutte anti-drogue. Ce problème reste d’une acuité hallucinante pour l’ensemble de la Floride (la drogue arrive même par sous-marins !). En témoigne cette plaque d’immatriculation :


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Pour les amateurs de plongée sous-marine, d’histoires de pirates, de trafic de drogue et de beaux acteurs hollywoodiens, un film qui se passe non loin de Key West (dans les Bahamas) et qui vous donnera une petite idée de l’ambiance : Into the blue. J’ai dit, « pour les amateurs » !

Par Miss Barbusse - Publié dans : Florida
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 01:39

Lever rapide car une longue journée nous attend. Enfin, rapide… moi j’ai du mal avec le réveil un dimanche matin ! On boucle quand même les valises en 1h, ce qui pour nous est un exploit. Je prends le volant, direction la jetée de Naples, qu’on nous a recommandée.


Et là… c’est juste… WAOW. Il est 8h du matin, un dimanche, l’air est frais et le ciel dégagé. Personne sur la plage, si ce n’est quelques joggeurs, et tout au bout de la jetée, deux pêcheurs et des pélicans. Paisible, majestueux, romantique à souhait… si l’eau est gelée (on a testé quand même, c’est le golfe du Mexique !), le paysage, lui, valait le détour.

 

Je serais bien restée là toute la journée mais malheureusement il a bien fallut partir. Nous avons traversé les ruelles ultra (trop) huppées de Naples et dépassé quelques couples bien mis qui se rendaient à l’église pour nous arrêter prendre un rapide petit déj’ chez Starbucks. Maman chez Starbucks, pour un petit déj’, un dimanche en plus, j’aurais jamais cru voir ça de ma vie… ;)

 

Départ de nouveau vers les Everglades, toujours tout droit, mais cette fois on s’arrête à Everglades City.

 

C’est une ville qui n’a rien à voir avec Miami ou Naples, elle ressemble plus à ces trous paumés qu’on voit dans les films américains… mais une dose de simplicité après les beaux quartiers, ça ne fait pas de mal. Les maisons sont en bois et montées sur pilotis, on gare la voiture en-dessous (ici, tout le monde a un pick-up). La ville ne doit pas compter beaucoup d’habitants mais elle est assez étendue car toutes les maisons sont éparpillées. C’est un peu mort le dimanche matin.

 

Dans le reste du parc, on peut faire des promenades en « air boat » à partir de minis-embarcadères appartenant aux Indiens. Les « air boat » sont des bateaux à fond plat, propulsés par des hélices d’avion, qui glissent sur l’eau et sur les surfaces de boue et d’herbes. C’est l’attraction du coin, très prisée des touristes. Ca permet d’approcher la mangrove de près mais ça fait un boucan terrible. A Everglades City, il y a une station de Rangers et on peut faire une promenade un peu différente : on part sur un vrai bateau dans une partie du parc qu’on appelle les Ten Thousand Islands. C’est une zone de mangrove en bordure du Golfe du Mexique où l’on peut voir des lamantins et des dauphins. L’eau y est salée et on y distingue 3 sortes de palétuviers en fonction de la couleur de leurs racines. C’est une des plus grandes mangroves d’Amérique.  

 

Nous sommes donc partis pour un tour d’1h30 à travers les îles et le froid glacial (si si, je vous jure, même que les poissons meurent à cause du froid cette année). Là encore les paysages étaient magnifiques, et si nous n’avons pas vu de lamantins, les oiseaux eux étaient au RDV, et quelques dauphins également. Des explications du Ranger qui nous accompagnait, j’ai retenu que les Everglades étaient gravement menacées par la pollution et la rétention d’eau générées par l’agriculture et l’urbanisation croissantes de la Floride, et que leur sauvegarde avait commencée avec la création des 3 parcs nationaux mais qu’elle était loin d’être assurée. J’ai dit à mes parents : « quand je serai grande, je deviendrai directrice du parc des Everglades, j’irai à Washington lever des fonds pour le parc et je rentrerai le week-end faire une balade en canoë dans les 10 000 îles… ». Il paraît qu’on peut faire le tour des îles en 8 jours en canoë. Bon courage.

 

Après la balade, nous avons fait un tour dans la station des rangers où étaient présentés des squelettes d’animaux, des photos de lamantins mutilés par les hélices de bateau, des panneaux explicatifs sur les premières populations indigènes (les Calusa), etc. Un simple petit musée de province quoi, mais j’ai adoré cette station et ses alentours. Ca change de Miami.

 

Nous avons pique-niqué au bord de l’eau mais en vitesse car la marée montait, et comme la région est plate l’eau monte très vite ! Puis départ pour 4h de voiture en direction du Sud. Maman voulait s’arrêter dans les villages indiens mais j’ai refusé : les toits de chaume on les voit très bien de la route, et les Indiens de Floride n’ont plus rien d’authentique. Le chef de la tribu des Séminoles est même un homme d’affaires réputé : c’est lui qui possède les Hard Rock Cafés, Hotels et Casinos…

 

Nous avons donc traversé la région cette fois du Nord au Sud, et j’ai découvert des paysages que je ne connaissais pas, pourtant très proches de Miami : du côté de Florida City, ce ne sont que des terres agricoles. Des champs à perte de vue, aussi démesurés que le reste du pays. Et plétore de « nursery », comprenez de pépinières !!!

 

Nous sommes arrivés en vue des îles Keys en fin d’après-midi et avons vu le soleil se coucher sur le pont qui les relie toutes jusqu’à la pointe extrême, Key West. Il faut environ 2h pour franchir le pont ! Key West nous a d’emblée surpris et charmés : nous avons rejoint notre chambre d’hôtes par des ruelles étroites, bordées de maisons à la « Autant en emporte le vent » et parcourues par de vieux loups de mer et des touristes à vélo. La maison elle-même semblait sortie d’un film colonial. Un endroit que l’on voudrait découvrir à deux, surtout un soir de Saint Valentin… Mais bon, à trois c’était pas mal non plus, surtout que j’ai les meilleurs parents du monde et qu’ils m’ont emmenée dans une gargotte typique boire des margaritas autour d’un barbecue jusqu’à 1h du matin !! Je vous dis pas les zigzags et les fous rires sur le chemin du retour…

Par Miss Barbusse - Publié dans : Florida
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 03:35

Le Sud de la Floride est en fait une immense réserve naturelle composée de 3 parcs nationaux, dont le plus célèbre et le plus proche de Miami est l’Everglades National Park. Voilà ce qu’en dit le Guide du routard 2009 (merci Laura et Mathilde !) : «Everglades signifie eau herbeuse dans la langue des Indiens Séminoles qui occupaient autrefois cette partie de la Floride. Il s’agit d’un marais gigantesque, vieux de 6000 à 8000 ans, envahi par la mangrove et couvrant tout le sud de la Floride sur 200km de long et 80km de large. » Je ne saurais pas mieux résumer alors je cite encore : « On y observe une végétation de palétuviers, cyprès, pins etc. particulièrement dense. Outre les alligators qui sont les animaux emblématiques du parc, les Everglades sont peuplés par une faune très diverse : oiseaux (ibis, pélicans, flamants, spatules, balbuzards), mammifères (pumas, ratons laveurs, lynx, lamantins), nombreuses espèces de poissons, mais aussi une myriade d’insectes, dont les moustiques, vraiment virulents les soirs d’été… »

 

Nous sommes partis tard de la maison et nous sommes perdus en route, ce qui fait que nous n’avons fait qu’une demi-journée de visite. Le trajet a donné lieu à quelques épisodes savoureux que les connaisseurs apprécieront, du type :

-         Paul, suis le GPS…

-         Non, tu vois bien qu’il nous mène n’importe où, il m’a dit de tourner à droite alors qu’il y a un mur !

-         Paul, suis le GPS !

(Paul s’arrête dans une station-essence, parlemente 1/2h avec des latinos qui n’ont aucune idée du lieu où on se rend et ne parlent pas un mot d’anglais, finit par obtenir des renseignements sur la direction à prendre et revient victorieux à la voiture)

-         J’avais raison, la méthode traditionnelle, y a que ça de vrai.

-        

-         Et ton GPS dit n’importe quoi.

-         Roule.

(Pour la petite histoire, la bonne route, c’était d’aller simplement tout droit…)

 

Nous arrivons enfin vers 14h30 à la Shark Valley (je n’ai pas vu de sharks), trop tard hélas pour la balade en vélo que nous espérions faire. Qu’à cela ne tienne, on a fait la balade à pied. Touristique au premier abord : sentier large et balisé, envahi de monde, avec des alligators et des oiseaux à portée de main et aussi nombreux que s’ils avaient été placés là exprès par le Syndicat d’initiative ! Mais les Américains doivent être feignants car au bout de quelques centaines de mètres nous étions quasiment seuls sur le chemin. Curieusement les animaux aussi se sont faits plus rares, mais nous avons vu de nombreux hérons et faucons et même des bébés alligators. Quel changement par rapport à Miami, cette nature à perte de vue !!!

 

Nous avons repris la route en fin d’après-midi et le jour se couchant de plus en plus tard, nous avons pu profiter pendant encore quelques heures des paysages du parc. La végétation est extraordinairement variée, on se croirait tour à tour dans la savane, dans la forêt tropicale ou dans les Alpes, et les animaux pullulent y compris au bord de la route : moi qui trouve toujours les oiseaux sans intérêt, je suis restée bouche bée devant les magnifiques spécimens de rapaces que nous avons croisés… Et pour couronner le tout, coucher de soleil sur le parc.

 

Après plusieurs heures de ligne droite (long et chiant, même quand on conduit, j’ai testé !) nous sommes arrivés à Naples, sur la côte Ouest de la Floride. Nouvelles citations du Routard : « C’est la beauté de sa baie qui serait à l’origine du nom de la ville, créée en 1887 par un éditeur milliardaire d’origine allemande, Walter Haldeman. ». « Station balnéaire pour résidents aisés, avec sa 5th Avenue hyper-léchée, ses boutiques de luxe et son Ritz Carlton planté sur la plage, elle se veut aussi à la pointe du commerce de l’art avec ses nombreuses galeries. Mais surtout, Naples a l’ambition de devenir la capitale internationale du golf ». Ma première halte sur les bords du Golfe du Mexique !!!

 

Nous nous sommes installés dans un petit motel de bord de route très sympa (je me suis crue dans un vrai film américain !! waow !!) puis nous sommes sortis dîner sur la fameuse 5th Avenue au Café Luna, adresse que je vous recommande si d’aventure vous vous retrouvez là-bas ! Un café italien, bien-entendu…

 

Nous avons tenté un petit tour en voiture à travers la ville mais entre l’obscurité et la fatigue, on a vite préféré remettre ça au lendemain.

Par Miss Barbusse - Publié dans : Florida
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 03:27

Je reprends le récit après une longue interruption en espérant avoir le temps de rattraper plus tard.

Mes parents sont venus passer 10 jours en Floride et il faut que je vous raconte ! Ce séjour a été l’occasion pour eux de dépasser quelques clichés et pour tous les trois de partir à la découverte du pays. Nous avons été surpris et ravis par la beauté et la richesse de la Floride : bien qu’Orlando et ses parcs d’attraction soit la première destination touristique de l’Etat (et une des premières destinations mondiales), le reste du pays gagne vraiment à être connu !

 

Etant donné que je travaillais en semaine, mes parents visitaient seuls dans la journée, après m’avoir emmenée au bureau. Ils ont ainsi parcouru les principaux quartiers de Miami, dont la Villa Viscaya que certains connaissent peut-être mais que je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter. Le soir, nous nous retrouvions pour une courte promenade et un repas au restau (ma famille sans de la bonne bouffe, c’est plus ma famille !). Autant vous dire que je n’étais pas très fraîche le matin à 8h.

 

Villa Viscaya : construite en 1912 par le riche industriel James Deering, dans un total style Renaissance italienne, elle a abrité la rencontre Reagan/Jean-Paul II en 1987, le sommet des Amériques en 1994, des visites d’Elisabeth II et de Juan-Carlos… Elle sert régulièrement de décor à des films et des mariages pour financer son entretien.

 

Nous avons profité du lundi férié (Presidents’ Day) pour partir faire un week-end de 3 jours dans le Sud de l’Etat. Direction le parc naturel des Everglades, la station balnéaire de Naples (prononcez [nèïpeulz]) et les îles Keys. Trois jours de longues lignes droites et de paysages grandioses, de temps plutôt agréable et de retrouvailles longtemps attendues J - ne manquait que mon petit frère chéri.

 

Jour 1 : Les Everglades – Naples

Jour 2 : Naples – Les Everglades

Jour 3 : Key West

 

Par Miss Barbusse - Publié dans : Florida
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